Avec Isabelle Autissier, la Mini Transat s'engage dans une réflexion pour un événement plus responsable
La Mini Transat Legallais 2027 souhaite faire de la responsabilité environnementale l’un des axes de réflexion majeurs de sa prochaine édition. Pour l’accompagner dans cette démarche, l’organisation a choisi de s’entourer d’Isabelle Autissier, figure emblématique de la course au large et personnalité engagée de longue date dans la défense de l’environnement. La navigatrice rochelaise devient ainsi ambassadrice Environnement de l’événement. Un engagement qui traduit avant tout une volonté : questionner les pratiques, identifier des pistes de progrès et avancer, avec humilité et détermination, vers une organisation plus responsable.
À compter de l’édition 2027, Legallais devient partenaire titre de la mythique course transatlantique en solitaire, qui prend désormais le nom de Mini Transat Legallais. Un partenariat qui accompagne également le retour de La Rochelle comme ville de départ : le coup d’envoi de la 50e édition de la course sera donné le 12 septembre 2027.
Autour de cette nouvelle association étaient réunis les partenaires de la course et les forces vives du territoire mobilisés aux côtés de La Rochelle Événements Maritimes pour faire de ce retour à La Rochelle un événement majeur. Olivier Falorni, maire de La Rochelle et président de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle, Isabelle Autissier, ambassadrice Environnement de cette Mini Transat 2027, Timothée Villain-Amirat, Président de la Classe Mini, coureurs, représentants des villes étapes de Las Palmas de Gran Canaria et de Salvador de Bahia, élus et acteurs du monde maritime rochelais ont partagé leur enthousiasme autour de cette nouvelle page de l’histoire de la Mini Transat.
Isabelle Autissier, une histoire singulière avec la Mini Transat
Le choix d’Isabelle Autissier a valeur d’évidence. Rochelaise, la navigatrice entretient une relation particulière avec la Mini Transat, une course qui a contribué à écrire les premières pages de son exceptionnelle carrière océanique. En 1987, à bord d’Écureuil Poitou-Charentes, le mini numéro 34, elle terminait troisième du classement général. Une performance fondatrice, qui allait ouvrir la voie à un parcours hors norme dans la course au large.
Première femme à avoir accompli un tour du monde en solitaire en compétition, Isabelle Autissier a depuis mis sa notoriété et son expérience au service de la protection de la planète. Son engagement environnemental, nourri par une connaissance intime des océans, fait aujourd’hui d’elle une voix particulièrement écoutée.
En acceptant de devenir ambassadrice Environnement de la Mini Transat Legallais 2027, elle retrouve ainsi une épreuve qui lui est chère, avec l’envie de mettre son expérience et ses convictions au service d’un projet collectif.
« Vous êtes un petit point sur la carte et vous regardez en l’air, et vous voyez des millions d’étoiles, peut-être des millions de soleils, et vous vous dites : on est une toute petite planète, même pas un grain de poussière. Ça vous renvoie à votre humanité. Cette planète sur laquelle il y a la vie, pour l’instant, on n’en a pas trouvé d’autres. Et puis, vous vous dites que cette planète, c’est quand même une planète océan. Et c’est vrai sur tous les bateaux, mais sur un Mini, vous êtes ce que la nature vous donne. Votre travail de marin, c’est de regarder et de vous adapter. Et quand vous revenez, vous vous rendez compte qu’à terre, ils n’ont pas l’air de faire vraiment pareil. Et ça fait naître un rapport à soi-même et à la nature qui est incroyablement fort. »
— Isabelle Autissier
Une volonté de progresser, sans prétendre à l'exemplarité
Pour les organisateurs, cette collaboration marque le début d’une réflexion de fond sur la manière de concevoir et d’organiser l’événement. Il ne s’agit pas de revendiquer un modèle déjà vertueux, ni de donner des leçons, mais bien de prendre conscience de ses responsabilités et de chercher, à son échelle, à faire évoluer les pratiques.
Cette volonté rejoint pleinement les orientations portées par la Ville de La Rochelle et la Communauté d’Agglomération de La Rochelle, qui encouragent les organisateurs d’événements à intégrer plus fortement les enjeux environnementaux dans leurs projets. Le territoire travaille notamment à la mise en place d’outils communs pour accompagner cette évolution. Mobilité douce des publics, consommation d’énergie, alimentation, gestion des déchets, usages numériques : les sujets à explorer sont nombreux. À ce stade, aucune feuille de route opérationnelle n’est encore arrêtée. L’enjeu est d’abord de poser les bonnes questions, d’identifier les leviers d’action pertinents et de définir progressivement des engagements réalistes.
Isabelle Autissier entend apporter à cette réflexion son regard, sa connaissance des enjeux environnementaux et sa capacité à interroger les habitudes : « Sur la Mini Transat, on pourra avoir un écho selon ce qui sera mis en place. Pour l’instant, on est au tout début du travail. Il faut lancer les réflexions et voir ce qui pourra être mis en place. On pourra peut-être faire une belle place aux associations, pour l’environnement, pour le sport… On verra. »
Cette démarche n’a pas vocation à résoudre, à elle seule, les défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés. Elle repose davantage sur la conviction que chaque événement, quelle que soit sa dimension, doit prendre sa part dans l’effort collectif : « Il n’y a pas une seule des actions humaines qui doit échapper à une réflexion sur ces sujets », souligne Isabelle Autissier.
La Mini Transat, une certaine idée de la sobriété
Cette réflexion résonne particulièrement avec l’ADN de la Mini Transat. Depuis sa création, l’épreuve cultive la simplicité et la maîtrise des moyens qui fait toute sa singularité. Des bateaux de 6,50 mètres, des projets souvent portés avec des budgets limités, des marins qui préparent leur aventure avec peu de moyens et vivent leur traversée au plus près des éléments.
Sur un Mini, chaque ressource compte. Il faut anticiper, économiser, réparer, s’adapter et composer en permanence avec la nature. Cette expérience de l’autonomie et de la mesure, qui ne signifie pas pour autant l’absence d’impact environnemental, offre un point de départ intéressant pour questionner plus largement nos façons d’agir.
La Mini Transat est aussi une formidable aventure de transmission. Elle rassemble une nouvelle génération de navigateurs particulièrement attentive aux enjeux environnementaux et directement concernée par les transformations du monde. Pour les organisateurs, il apparaît essentiel que l’événement soit à l’écoute de ces préoccupations et qu’il puisse, à sa mesure, contribuer à faire évoluer les comportements. Pour Isabelle Autissier, les jeunes marins qui prendront le départ de la Mini Transat Legallais sont, comme la nouvelle génération, naturellement sensibles aux enjeux environnementaux : « Cette génération a peur. Nous, ce n’était pas le cas. Jusqu’à il y a quelques années, on te disait : « il faut laisser une planète pour nos enfants ». Donc en gros, tout le monde s’en foutait car l’échelle était à 20 ou 30 ans, ce n’était pas immédiat. Mais là, ça devient immédiat. La canicule, le bazar partout dans le monde, la question des déchets, des pfas, des cancers… C’est maintenant, tout de suite ! Et ça touche les enfants, les jeunes. Donc le raisonnement est différent. C’est leur monde, c’est leur vie ».
Faire de l'événement un espace de réflexion et de sensibilisation
Cette réflexion résonne particulièrement avec l’ADN de la Mini Transat. Depuis sa création, l’épreuve cultive la simplicité et la maîtrise des moyens qui fait toute sa singularité. Des bateaux de 6,50 mètres, des projets souvent portés avec des budgets limités, des marins qui préparent leur aventure avec peu de moyens et vivent leur traversée au plus près des éléments.
Sur un Mini, chaque ressource compte. Il faut anticiper, économiser, réparer, s’adapter et composer en permanence avec la nature. Cette expérience de l’autonomie et de la mesure, qui ne signifie pas pour autant l’absence d’impact environnemental, offre un point de départ intéressant pour questionner plus largement nos façons d’agir.
Au-delà de son organisation, la Mini Transat Legallais 2027 souhaite également réfléchir à la manière de rendre l’événement utile. Par son rayonnement, son ancrage territorial et les histoires humaines qu’elle raconte, la course peut devenir un espace de dialogue et de sensibilisation, notamment auprès des jeunes générations.
Il s’agit de profiter de la force de cette aventure pour encourager une prise de conscience et montrer que les changements, même modestes, peuvent commencer à l’échelle de chacun. Pour l’ambassadrice Environnement, cet engagement fait écho à son propre parcours. Si sa sensibilité environnementale est née bien avant ses premières grandes navigations, l’océan a joué un rôle déterminant dans la construction de ses convictions :
« Moi j’avais cette sensibilité pour la défense de l’environnement dès l’adolescence. Ces sujets m’intéressaient. J’étais sensible à ces questions. La navigation, la fréquentation de la mer, la compréhension de ce qu’est la nature à travers la mer, m’ont renforcé dans ma prise de conscience. »
C’est peut-être aussi l’une des forces de la Mini Transat : permettre à celles et ceux qui la vivent, comme à celles et ceux qui la suivent, de porter un regard différent sur l’océan et sur la nécessité de le préserver.
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Avec Isabelle Autissier à ses côtés, la Mini Transat Legallais 2027 ouvre ainsi un nouveau chapitre de sa réflexion. Sans promesse démesurée, mais avec la conviction que l’aventure et la responsabilité peuvent, et doivent, avancer ensemble. |